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Kongo Poker – La bibliothèque Lumumba s’expose / De bibliotheek Lumumba

april 9 @ 10 h 00 min - mei 6 @ 18 h 00 min

« Les crimes en question, les censures, les amnésies, les refoulements, la manipulation ou le détournement des archives, tout cela signifie un certain état de la société civile, du droit et de l’État dans lesquels nous vivons. Citoyens de cet État ou citoyens du monde, au-delà même de la citoyenneté et de l’Etat-nation, nous devons tout faire pour mettre fin à l’inadmissible. Il ne s’agit plus seulement alors du passé, de mémoire et d’oubli. Nous n’accepterons plus de vivre dans un monde qui non seulement tolère les violences illégales mais viole la mémoire et organise l’amnésie de ses forfaits. Notre témoignage critique doit transformer l’espace public, le droit, la police, la politique de l’archive, des media et de la mémoire vive. Et il doit le faire en passant les frontières nationales. »
Jacques Derrida1

L’exposition Congo Poker gravite autour d’une figure majeure de l’indépendance congolaise Patrice Emery Lumumba et ce au travers d’une véritable odyssée dans les livres, documents et objets d’arts archivés par le Fondateur de la bibliothèque Lumumba : Philip Buyck qui en signe le Commissariat général.

L’expo couvre la période allant des émeutes de Léopoldville – début janvier 1959 – suivi de la déclaration royale d’abord et gouvernementale ensuite dans lesquelles tombe pour la première fois le mot d’Indépendance de la part des autorités belges, jusqu’à l’annonce de l’assassinat de Lumumba et le crash du Boeing New-York Bruxelles le 14 février 1961.

Kongo Poker invite à revisiter cette période à travers des reportages sur la crise congolaise et ce sur base de ce qui était relayé dans les magazines Le Patriote illustré, Le Soir Illustré, Paris Match, Europe Magazine et Pourquoi Pas?.

Via des agrandissements de couvertures et des présentations de photoreportages, le visiteur des Halles sera plongé dans l’horizon médiatique de l’époque et pourra revivre la crise congolaise telle que les citoyens du Royaume l’avaient vécus alors. Le spectateur pourra y déchiffrer un drame aux allures Shakespeariennes.


Un crime d’État à Paris, Paris, éditions La Dispute, 2001.

 

Elle fait encore écho aux travaux d’historiens, de journaliste et de sociologues, comme Ludo De Witte ou encore Colette Braeckman. Elle se fait la caisse de résonnance aux aspirations d’afrodescendants sur la manière notamment dont les récits nationaux et les cours d’histoire intègrent le passé colonial de la Belgique et ce grâce à l’apport de Sarah Demart – coordinatrice de la recherche financée par le Fondation Roi Baudouin « Belgo- Congolais, Belgo-Rwandais et Belgo-Burundais en Belgique – Portrait de nos concitoyens afro-belges. ».

Via l’exposition et le programme de conférences liées, elle donnera à découvrir ou redécouvrir, des initiatives comme celles d’Afrikaada qui interroge les critères de monstrations des institutions culturelles – celle de Café-Congo – la statue itinérante de Lumumba initiée par Mireille-Tsheusi Robert – ou encore la chronique du rattachement de la Belgique au congo imaginée par le collectif Manifestement …

L’exposition dévoilera encore des œuvres d’artistes développées autour de la figure de Lumumba et se déploiera également en version Hors les Murs et ce au sein du quartier Matonge sous le label « Bar d’amis » en référence à l’exposition « Chambre d’amis » de Jan Hoet en 1986.


Pourquoi aux Halles ? Lieu dédié au patrimoine …

Disséquer l’évidence patrimoniale

Au travers de leur saison intitulée « De l’Autre et de l’Ailleurs », les Halles entendent placer l’attention sur la définition même de Patrimoine.

A l’ère de nos sociétés contemporaines métissées, de la dématérialisation des frontières et de l’interconnectivité mondialisée, la question de ce que l’on considère comme matière à patrimoine, à valorisation et transmission revêt une importance capitale. Elle fait écho à celle non moins essentielle de la définition d’un socle commun et de ce qui contribue à fédérer au delà des particularismes.

Qu’est ce que l’histoire commune ? Comment s’élabore –t-elle ? Qu’est-il transmis ? Qui sont les héros et les oubliés de l’histoire ? En substance : qui – et pourquoi – a le pouvoir d’établir et de veiller à la transmission de la narration historique ?

La critique historique et l’archéologie des savoirs, nous rappelle que la volonté même de faire œuvre historique, celle d’établir un discours d’autorité faisant référence procède d’une culture donnée et d’une époque déterminée.

Toute histoire est « historicisable », il n’y a que des histoires, des figures historiques qui se dévoilent dans des contextes sociologiques et politiques précis.

Le nom de nos rues, de nos grands boulevards, les statuts qui arborent nos parcs sont les témoins de celles et ceux qui furent consacrées des honneurs de temps jadis et qui dans un contexte donné ont été encensés et non sans raison. Partout dans le monde, des histoires hantent nos rues : des places dédiées aux confédérés en Alabama à celles dédiées aux figures coloniales en Europe. Toutes ces petites choses devant lesquelles nous déambulons au quotidien revêtent un sens qui est tout sauf anodin. Le nom même de nombreuses plantes trouvés dans des contrées exotiques ne portent-elles pas le nom des botanistes explorateurs qui les ont trouvé et inscrites dans les premiers systèmes taxonomiques occidentaux universalisant par la même les méthodologies et logiques rationalistes et scientifiques? Avant d’être nommées, classées et enregistrées par les protagonistes d’une culture de laboratoire, ces plantes existaient dans des schémas de pensées propres.

La perspective historienne amène à faire prendre conscience des silences, des omissions voire des exclusions en faveur d’objets, de figures négligées.

En saisissant les patrimoines comme des ensembles matériels et, indissolublement, comme des savoirs, valeurs et régimes de sens, elle permet de disséquer l’évidence patrimoniale elle-même et pour reprendre l’expression d’Emmanuel Amougou, le processus de patrimonialisation.

La notion de patrimoine a connu une mutation importante et ce dès la fin des années 1960. Purgée des définitions canoniques et prétentions universalisables, le patrimoine est également devenu une image de la diversité des cultures et des pratiques sociales.

L’exposition ne vise à livrer aucun point de vue, à n’appuyer aucun autre combat que celui de donner à découvrir une histoire dans toute sa complexité et sa subjectivité. Elle vise au travers de la présentation de documents pour certains officiels, pour d’autres tirés entre autres de magazines populaires de la presse à scandale ou people à restituer l’horizon médiatique d’une époque qui a bien des égards traduit « l’état d’âme et l’air du temp ».

Stéphanie Pécourt Directrice des HSG


Kongo Poker – De bibliotheek Lumumba

“De misdrijven in kwestie, de censuur, het geheugenverlies, de onderdrukking, de manipulatie of verduistering van archieven, duiden op een zekere toestand in de maatschappij, het rechtssysteem en de Staat waarin we leven. Burgers van deze Staat of wereldburgers, zelfs buiten het staatsburgerschap en de Natiestaat, we moeten alles in het werk stellen om een einde te maken aan het onaanvaardbare. Het gaat niet enkel meer over het verleden, over geheugen en vergeten. We zullen niet meer aanvaarden te leven in een wereld die niet alleen onwettige geweldpleging toelaat maar ook het geheugen schendt en de amnesie van zijn misdaden organiseert. Onze kritische getuigenis moet de openbare ruimte, het rechtssysteem, de politie, het beheer van archieven, de media en het vluchtig geheugen ombuigen. En dit over de landsgrenzen heen.”  Jacques Derrida

De tentoonstelling opent bij de opstanden in Leopoldstad – begin januari 1959 – en gaat verder over de toespraak van de koning en de regering, waarin voor het eerst het woord “onafhankelijkheid” valt binnen de Belgische overheid. Ten slotte gaan we dieper in op de aankondiging van de moord op Lumumba en de crash van de Boeing New-York Brussel op 14 februari 1961.

Kongo Poker laat u deze periode herbeleven door middel van reportages over de crisis in Congo, verschenen in de tijdschriften Le Patriote illustré, Le Soir Illustré, Paris Match, Europe Magazine en Pourquoi Pas?

Als bezoeker van de Hallen zal u kennismaken met het medialandschap van die periode, dankzij uitvergrote covers en een reeks fotoreportages. U zal de crisis in Congo quasi volledig zoals in die tijd herbeleven; u zal er een drama met Shakespeariaanse allures kunnen ontrafelen.

De tentoonstelling Congo Poker laat u kennismaken met de geschiedenis van een belangrijke figuur in de onafhankelijkheidsstrijd van Congo: Patrice Emery Lumumba. We gaan op reis doorheen de boeken, documenten en kunstvoorwerpen die werden verzameld door de oprichter van de bibliotheek Lumumba, curator Philippe Buyck.

De tentoonstelling staat ook in verband met het werk van historici, journalisten en sociologen rond de “kwestie Lumumba”, zoals Ludo De Witte of Colette Braeckman. Ze is het klankbord voor de verwachtingen van personen van Afrikaanse afkomst over de manier waarop het koloniale verleden van België geïntegreerd wordt in de nationale geschiedschrijving en geschiedenislessen. Sarah Demart, coördinatrice van het onderzoek gefinancierd door de Koning Boudewijnstichting, leverde hierin een belangrijke bijdrage met “Belgo-Congolezen, Belgo-Rwandezen, Belgo-Burundiërs in België: portret van medeburgers met Afrikaanse wortels”.

Dankzij de tentoonstelling en een programma van daaraan verbonden lezingen, kan men initiatieven zoals Afrikadaa (her)ontdekken. Afrikadaa onderzoekt de presentatiecriteria van culturele instellingen – die van Café Congo – of het rondreizend standbeeld van Lumumba, een initiatief van Mireille-Tsheusi Robert. Of nog, de kroniek van de aansluiting van België bij Congo, zoals bedacht door het collectief Manifestement…

De tentoonstelling zal ook kunstwerken voorstellen rond de figuur Lumumba. Dit project speelt zich ‘extra muros’ af, in het hart van de Matongéwijk, onder het label “Bar d’amis”, een knipoog naar de tentoonstelling “Chambre d’amis” van Jan Hoet in 1986.


Aanwezig erfgoed ontleed

De Hallen willen met hun seizoen “Van de Andere en van Elders” de aandacht vestigen op de definitie van Erfgoed.

In het tijdperk van de hybride maatschappij, van de vervaging van grenzen en wereldwijde interconnectiviteit is de vraag naar wat men beschouwt als erfgoed, wat als waardevol en wat overgedragen moet worden, van kapitaal belang. Het sluit aan op een andere even belangrijke vraag, namelijk die die naar de definitie van het gemeenschappelijke en het verbindende, over de grenzen van het individuele heen.

Wat betekent de gedeelde geschiedenis? Hoe krijgt ze vorm? Wat wordt verteld? Wie zijn de helden en de vergetenen? Kortom: wie heeft de macht om de overdracht van historische verhalen in te voeren en te bewaken, en met welk doel?

De historische kritiek en de archeologie van de kennis herinneren ons eraan dat het voornemen om de geschiedenis en een gezaghebbend betoog te schrijven, het resultaat is van een gegeven cultuur en een welbepaalde tijdgeest.

Elke geschiedenis is “maakbaar”, het is een kwestie van verhalen en historische figuren die opgemerkt worden binnen specifieke sociologische en politieke contexten.

Zo zijn bijvoorbeeld straatnamen of namen van standbeelden in parken altijd getuigen van hoe de vrouwen en mannen uit vervlogen tijden in een bepaalde context geëerd werden, en met reden bewierookt. Overal ter wereld achtervolgt de geschiedenis ons in de straten: van de pleinen opgedragen aan de strijders in Alabama tot de pleinen voor koloniale figuren in Europa. Al deze onopvallende zaken die we constant kruisen in ons dagelijks leven hebben een betekenis die allesbehalve onbeduidend is. Verwijst de naamgeving van exotische planten niet naar de plantkundigen die ze ontdekten en inschreven in de eerste Westerse taxonomische systemen, en daarmee de rationalistische methodologieën en logica universeel maakten? Voor ze werden benoemd, geclassifieerd en geregistreerd door de protagonisten van een laboratoriumcultuur, bestonden deze planten in iemands gedachtenpatroon.

Het historisch perspectief wil ons bewust maken van de stilte, van wat is verdwenen, zelfs van uitsluiting ten voordele van objecten en verwaarloosde figuren. Het erfgoed wordt hier beschouwd als materiële verzamelingen en, daarmee onlosmakelijk verbonden, als kennis, waarden en regimes van betekenis. Het historisch perspectief maakt het mogelijk de vanzelfsprekendheid van het patromonium te ontleden. Of, om de woorden van Emmanuel Amougou te citeren: “het proces van patrimonialisering”.

De notie erfgoed heeft een belangrijke evolutie ondergaan vanaf het einde van de jaren 1960. Ontdaan van canonieke definities en universaliserende pretenties, werd het ook het gezicht van de diversiteit van culturen en sociale praktijken.

De tentoonstelling wil in geen geval een standpunt opdringen, geen enkele andere strijd ondersteunen dan deze om de geschiedenis in al haar complexiteit en rijkheid te laten ontdekken. Door een overzicht van voor sommigen officiële documenten, voor anderen artikels gescheurd uit populaire roddelbladen, wil ze het medialandschap weerspiegelen van een tijdperk dat in menig opzicht “de stemming en tijdgeest” vertaalt.

Stéphanie Pécourt Directrice

Gegevens

Begin:
april 9 @ 10 h 00 min
Einde:
mei 6 @ 18 h 00 min
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Curatrice
Philip BUYCK & la Bibliothèque Lumumba